Le Maire de Niort a-t-il peur des droits des femmes ?

Comme chaque année nos organisations syndicales CGT, FSU et Solidaires et les associations féministes organisaient une manifestation pour la journée internationale de lutte pour les droits des femmes le 8 mars.
Quelle ne fut pas notre surprise quand le maire de Niort Jérôme BALOGE est venu s’en prendre de manière agressive à notre manifestation pour la repousser. Cette agressivité déplacée nous interroge.
Pourtant, nous avions bien déclaré notre manifestation aux services de la préfecture des Deux-Sèvres et celle-ci avait émis un récépissé de notre déclaration.
Le maire de Niort, dans un propos confus, a laissé entendre que nous entravions le passage devant le marché de Niort. Nous connaissons pourtant toutes et tous les 5 entrées de ce marché et aucune n’était entravée.
Le passage était même fluide, même sur le parvis devant lequel nous étions. Mesquinerie !
Puis il a déclaré que nos barnums étaient gênants. Puis il s’en est pris à notre véhicule sono et a un véhicule de matériel en disant qu’il les verbaliserait, pour entrave à la circulation, puis pour stationnement gênant, puis pour stationnement en zone piétonne. Perversité !
Mais aucune de ces doléances n’était recevable car nos véhicules étaient correctement rangés et ne gênaient d’aucune manière ni la circulation piétonne ni les parcs à vélos.
Nos véhicules sont déclarés de fait dans nos manifestations.
Enfin, jamais à court d’idée malsaine, il a exprimé le fait que notre manifestation ferait peur !
Ce village des initiatives très joyeux et très apprécié des Niortaises et des Niortais en cette belle journée ensoleillée faisait-il de l’ombre à sa campagne ? Aucunement, car ses militant·e·s ont pu continuer de distribuer leurs tracts et la circulation piétonne ne s’est jamais arrêtée.
Peut-on croire que Jérôme BALOGE a peur de l’égalité entre les femmes et les hommes ? Pense-t-il qu’elle fait trop de bruit, qu’elle prend trop de place, qu’elle est trop politique à son goût ? Nous ne l’espérons pas !
Toute poursuite contre notre rassemblement déclaré et joyeux ne sera pas acceptée et sera vigoureusement contesté.
Nous continuerons de nous organiser pour les droits des femmes, mais aussi des travailleuses et des travailleurs dans leurs entreprises, leurs administrations, comme dans leur vie quotidienne.